• Isis venait de s'évanouir. Je me tenais au-dessus d'elle, et l'ai allongé à terre. Soudain, elle rouvrit les yeux. Je ne remarquai pas tout de suite qu'elle les avaient plus foncés. 

    - Isis ! cria Benoît en se précipitant vers elle. Ça va, tu n'as rien ? 

    Isis regarda autour d'elle, et je l'aida à se redresser. Benoît me la prit des bras pour la mettre debout.

    - Les Pierres sois louée... commença-t-il, mais, d'un mouvement trop vif pour être vu, Isis l'attrapa à la gorge, et Benoît commença à suffoquer.

    - Isis ! s'écriai-je, avant qu'elle ne se tourna vers moi.

    Là, je remarquai ses yeux : ils étaient verts foncés presque noirs. Je ne pus m'empêcher de reculer.

    - Ainsi donc, voici la fameuse troupe qui à mis Obsidienne en déroute... dit-elle lentement. 

    Mais sa voix n'étais pas la sienne, elle était bien trop sourde, froide et grave. Une voix d'homme.

    - Aglaé, Naomie, reculez immédiatement ! hurla Peter en fendant la foule. 

    Naomie ne se fit pas prier, et m'agrippa le bras pour me faire partir. Mais Isis ne me regardais plus, elle s'était concentré sur Peter, toujours en tenant Benoît pas la gorge d'une seule main. Je fronçai le sourcils : normalement, Benoît aurais très bien pus se dégager, il était plus fort qu'Isis. Mais là, il semblait réellement en danger.

    - Tient, repris Isis, te voici.

    Elle parlait à Peter.

    - J’espérais te voir. Ta sœur est là ? 

    De coin de l’œil, je vit Victor mettre Mary en sécurité derrière lui. Mais Isis ne la vit pas.

    - Isis ! aboya M. Côme en arrivant. Relâche immédiatement Benoît !  

    Isis le regarda, et ses prunelles brillèrent d'un éclat violent. M. Côme tomba à terre en hurlant de douleur.

    - Arrête ! hurla Nout en s'interposant entre eux deux.

    - Nout, recule immédiatement, fit Peter. Il n'hésitera pas à te faire du mal !

    - Si tu savais comme je m'en fous, rétorqua la belle blonde. 

    Isis eu un petit sourire satisfais, et se tourna à nouveau vers Peter. 

    - Tu tient à elle, non ?

    - Oui, gronda l'anglais, et si tu touche à un seul de ses cheveux, je te fais la peau.

    Là, Isis eu un autre sourire sadique, et Nout connu le même sort que M. Côme : elle hurla de douleur et tomba au sol elle aussi.

    - Isis ! hurlais-je.

    - Mais quand comprendrez-vous ? cria Peter en jetant un cailloux à la tête d'Isis.

    Celle-ci l'évita facilement, mais Nout cessa de crier.

    - Ce n'est pas Isis ! continua Peter. C'est Onyx que nous avons devant nous !

    Quasiment immédiatement, sa voix retentit dans tous les esprits :

    Je veux que tous les sixièmes et cinquièmes se retirent lentement, et aillent se cacher. Prenez aussi Nout et Côme. Estelle, suis-les, et prévient Ingrid dès que vous serez en sécurité. Mary, tu vas avec eux.

    Non ! insista violemment sa sœur.

    C'est un ordre ! Onyx ne va pas tarder à tué Benoît, alors il faut le distraire, poursuivit-il en regardant Clara. Je compte sur toi.

    Celle-ci hocha lentement la tête. Onyx ne s'étais aperçu de rien ,et continuais de fixer Peter.

    - Bien. As-tu déjà dit à tes petits camarades comment tu peux me reconnaître aussi facilement ? 

    Peter blêmi.

    - Quoi ? fit-je, la curiosité titiller. De quoi parle-il ? 

    - Nooon, vraiment ? fit à nouveau Onyx. Tu ne leur à jamais dit que tu étais mon...

    Avant qu'il est pu finir sa phrase, il porta soudain une main à son cœur. Peter reprit rapidement sa contenance.

    - Elle se bat toujours, même inconsciente, sourit-il avec suffisance. je crois que tu as mal choisis sa prise.

    Onyx eu un petit rire.

    - Quelle ignorante ! Si elle continue à me résister ainsi, elle n'aura bientôt plus de force pour faire battre son propre cœur.

    Benoît gémit.Onyx reporta son attention sur lui, et dit.

    - Pauvre petit Brendan... quand te rendras-tu compte qu'elle ne t'aime pas ?

    C'est à ce moment là que Carla intervint.

    - C'est faux ! fit-elle en sortant de la foule. Isis aime Benoît, elle aussi !

    Onyx se tourna lentement vers elle.

    - Vraiment ? Pourtant, ce n'est pas lui qui apparaît dans ses rêves la nuit. Non, c'en est un autre.

    Il se tourna ensuite avec délectation vers Juliette, qui tremblait comme une feuille, soutenue par Osìn.

    - Comment s’appelait le chat blanc ? Melta ? Non, c'est Metla, n'est-ce pas ? Oui, c'est bien Metla.

    Il resta pensif quelques instant.

    - Isis était amoureuse de ce Metla. Et mes Draks l'ont tués.

    Un feulement puissant se fit entendre.

    - Tu n'as pas le droit ! hurla Orion en se jetant sur Onyx.

    Le prenant par surprise, il parvint à lui griffer la joue. Celui-ci, totalement pris au dépourvu, lâcha Benoît, qui s'écrasa à ses pieds. N'écoutant que mon courage, je le tirai par les épaules vers moi. Orion avait le fourrure ébouriffer, et ses yeux bleus brillaient de douleur.

    - Tu n'as pas le droit de parler en son nom, alors que tu ne la connais pas ! poursuivis Orion en faisant face au maître des Draks. Tout comme tu n'as pas le droit d'insulter la mémoire de Metla, qui est mort courageusement ! 

    Là, Onyx partis d'un grand rire.

    - Mort... avec courage ? parvint-il à hoqueter. Mon pauvre Orion, si Isis n'avais pas exister, il serait toujours vivant et en bonne santé à Montréal.

    Il repris son sérieux.

    - Tout comme vos trois professeurs. Léo, Adam et Sandra, n'est-ce pas ? Et... comme mes fidèle Draks, et ma tendre Obsidienne.

    - Tendre ? railla Peter.

     Onyx se tourna vers lui, et dit aussi doucement que le murmure du vent :

    - Oui, elle était tendre. Elle était tout ce que j'avais. Et... Isis l'a tué. Ce n'est qu'une meurtrière.

    Un gloussement m'échappa. Onyx se tourna vers moi. La, sans savoir pourquoi, dans ce climat plein de danger, j'éclatai de rire.

    - Oh, pauvre petit Onyx ! m’esclaffais-je. Pauvre petite victime ! Tu cherches quoi, là ? À ce qu'on te plaigne ? À nous monter contre Isis ? Tu es tellement pitoyable !

    Tout le monde blêmit, et je devinai ce qu'il pensaient : "Quelle folle ! Elle veut se faire tuer ?". Ce qui augmenta mon hilarité.

    Arrête maintenant, Agla ! Tu ne sais pas ce qu'il peut te faire !

    - Oh que si, je le sais ! fit-je à haute voix. J'ai vu Nout et Côme ! J'étais au siège ! J'étais au Machu Picchu ! C'est pourquoi je sais que d'un seul mouvement, un seul, il peut me tuer !

    J'offris un sourire angélique à Onyx devant moi. Son visage se crispa aussitôt, et je sus que j'avais vu juste :

    - Mais, comme j'étais là, je sais aussi qu'Isis, même inconsciente, ne le laissera pas faire. Car elle m'aime et me protège.

    Je me tournait vers tous ceux qui restaient. Je vis que le plan de Peter avait fonctionner, tous les sixièmes/cinquièmes étaient partis avec Côme et Nout, alors je tendit les mains vers les quatre classes restantes et les profs :

    - Car c'est ce qu'elle fait pour nous tous ! Elle nous aime et nous protège ! clamais-je. C'est elle qui a vaincu Cornélia, grâce à l'aide d'Orion, sauvant ainsi Casey, Logan et Nout ! C'est elle qui avait décider de partir seule, de nuit, pour aller chercher de l'aide à la Troisième Maison ! C'est elle qui a semé le Draks qui les poursuivaient à Lyon, permettant ainsi à Casey et Hyna de guider la petite troupe jusqu'à l'aéroport ! C'est elle qui a tué Obsidienne, nous assurant ainsi la victoire ! Au Machu Picchu, elle a réussi à nous prévenir de l'attaque de Sylvénia !

    Je reportais mon attention sur Onyx.

    - Et en ce moment même, elle combat notre ennemi commun en essayant de le chasser de son corps.

    Onyx tomba à genoux, plein de sueur.

    - C'est impossible, elle ne peut pas être aussi forte... murmura-il, les yeux verts foncés plein d'incompréhension.

    Petit à petit, ses yeux s’éclaircissaient à nouveau. Peter s'approcha d'Isis-Onyx, et les prit par l'épaule :

    - Tu l'a trop sous-estimé, Onyx... Maintenant, ne l'oubli jamais.

    Alors, sans que personne n'ai pu le retenir, son poing vola, atterrissant dans la mâchoire d'Isis-Onyx. Son corps se détendit pour de bon, et ne bougea plus. Peter s'éloigna de quelques pas en massant son poing. Tout le monde était choqué par la violence avec laquelle il avait frappé Isis. La cour restait silencieuse, puis, au bout d'un moment, Peter se rapprocha d'Isis. Craignant qu'il ne la frappe à nouveau, je m'interposai.

    - Onyx n'est plus présent en elle, me rassura-il. Il faut l’emmener à la maison médicale et la faire soigner. 

    Il regarda un instant la jeune fille aux cheveux noirs et blancs, et ajouta :

    - Peu être que j'y suis allé un peu fort. 

    Orion s'était rapproché d'Isis, et avait entendu son cœur. Il nous fit part de ça, un peu plus tranquille. Mary vint glisser sa main dans celle de Peter, et lui fit un léger sourire. La pauvre, avoir vu son frère tenir tête à Onyx avait du lui faire peur. Voyant les jumeaux trembler, et les professeurs s'occuper d'Isis, je m'approchais des deux jumeaux, et les pris dans mes bras. Peter resserra son étreinte sur sa sœur et moi, et je ne pus m'empêcher de pleurer. J'enviais Mary. Elle avait un grand frère sur qui elle pouvait compter, elle.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :